Spin Interactive nous parle de Footomaton

Après une période de vacances bien méritée, l’équipe de ce blog revient en pleine forme pour vous proposer de découvrir la société qui est à l’origine de l’application Facebook « Footomaton » : Spin Interactive. Nous vous en avions parlé .

Emmanuel Muntlak, le responsable conseil & développement de la société à bien voulu se prêter au jeux de l’interview et nous parler de l’entreprise, du produit … et du reste !

Bonjour Emmanuel, peux-tu te présenter en quelques mots, et nous décrire ton parcours ?

Je suis Emmanuel Muntlak, l’un des 3 associés fondateurs de Spin Interactive, où j’occupe la place de directeur conseil et développement. Après un Master de marketing stratégique et communication à Paris Dauphine, j’ai intégré une agence de communication, puis un cabinet de conseil en marketing avant de me lancer dans l’aventure Spin Interactive il y a un peu plus d’un an.

Depuis quand es-tu intéressé par la réalité augmentée et peux tu donner ta propre définition de ce concept ?

Nous nous sommes intéressé à la réalité augmentée dès le lancement de l’agence. Mes deux associés ayant fait des études d’ingénieurs spécialisés dans le domaine du multimédia et de la réalité virtuelle ils avaient déja eu l’occasion de mettre en pratique le concept avant la création de Spin Interactive.

Nous sommes très porté sur l’innovation, et avons vite vu qu’en passant par les dernières librairies de RA et de traitement d’images portés sur FLASH, nous pouvions créer des applications de RA plus facilement et accessibles à tous ! Nous avons testés des applications marketing qui pourraient tout à fait correspondre à des besoins existants sur le marché.

En un mot, c’est pour moi une façon de mêler monde virtuel et monde réel de manière ludique et expériencielle.

Toujours en quelques mots peux-tu nous présenter ta société?

Spin Interactive est une agence de communication digitale. Nous accompagnons nos clients et partenaires de la réflexion stratégique à la mise en ligne de leur projets. Nous couvrons, en partie grâce à notre réseau de partenaires, toute la ligne de production du secteur numérique. Nous nous focalisons sur l’expérience utilisateur et la personnalisation, nous essayons de créer des produits “uniques”. Nous avons 4 grands domaines de prédilections, qui sont tout à fait complémentaires : les sites internet (du plus basique au plus innovant), les applications et stratégies sociales sur Facebook, la réalité augmentée et le conseil en stratégie on-line.

Peux tu nous parler de la genèse de “Footomaton”, comment le lien avec France24 s’est-il fait ?

France 24 et RFI cherchaient à optimiser leurs notoriétés et leur diffusion. Ils ont créé il y a peu de temps des pages thématiques : sport, culture etc…notamment autour de grands événements. Nous avons commencé par les accompagner dans cette démarche, en proposant aux membres de Facebook de suivre en live ces deux antennes directement sur le réseau.
À l’occasion du Mondial de Football, nous avons conceptualisé avec le Studio Interactif France 24 – RFI l’application FOOTOMATON, pour attirer des internautes vers ces fameuses pages thématiques, vers les sites des deux marques et bien sûr dans l’optique de proposer aux utilisateurs une expérience ludique et innovante autour du Mondial de Football.
Cette application mélant viralité et réalité augmentée est l’une de nos plus belles réussite, les résultats sont de plus très encourageants !

Peux tu nous expliquer la démarche pour créer et valider une application sur facebook?

Nous sommes sur ce marché depuis nos premiers jours. Nous avons donc développé une expertise importante sur ce réseau. Nous conceptualisons donc nos applications en fonction des objectifs et des positionnements de nos clients.
En fait, cela dépend beaucoup du brief de départ. Si le client sait précisément ce qu’il veut, nous le conseillons dans les choix qu’il est nécessaire de faire afin d’optimiser le retour sur investissement. Si l’annonceur veut simplement être présent sur le réseau dans ce cas nous formulons des recommandations, pouvant impliquer la conception d’un jeu ou d’une application.
Il n’y a pas vraiment de process de validation, sauf pour les jeux concours, le principe est de respecter l’ensemble des règles imposées par la plateforme Facebook.
Lorsque nous avons des doutes, nous pouvons aussi interroger directement la communauté ou les représentants français de Facebook avec qui nous sommes en contact régulièrement.

Comment êtes-vous rémunéré ?

Il existe plusieurs modèles pour ce type de prestation. Cela peut passer par le paiement d’une prestation type, comme pour un site internet, ou bien vous pouvez être intéressé à la performance ou encore percevoir une partie des revenus publicitaires. Tout dépend de l’application et du brief.
Sur ce type de produit, nous intervenons toutefois plus souvent en tant que prestataire même si nous sommes impliqués dans plusieurs partenariats.

Est-ce que Spin Interactive va se spécialiser dans le domaine de la RA ?

En fait nous le sommes déjà en partie, du moins en ce qui concerne la RA avec FLASH ! Cependant, nous ne prévoyons pas à date de centrer nos activités uniquement sur cette technologie, qui est souvent un complément ou un atout dans un projet digital.

Comment est placée ta société par rapport à la concurrence internationale dans ce domaine, quel est ton “+” ?

Nous sommes tout petit sur le marché, invisible par rapport aux géants du marché. Les grosses agences possèdent des catalogues d’applications qui sont ensuite revendus très cher à leurs clients. Cette démarche est à l’inverse de notre philosophie. Chez Spin Interactive, pas de produit packagés, c’est à partir des besoins de notre client que nous imaginons un produit sur-mesure. Notre “+” se situe dans notre capacité à être très créatif même avec des technologies qui imposent de grosses contraintes pour l’utilisateur. Nous pensons que cette technologie, aussi géniale et ludique soit elle, ne peux pas se suffire à elle même dans une opération de communication. Nous la pensons toujours dans un dispositif complet afin d’intégrer au mieux les objectifs de nos clients.

Quels sont à ton avis les principaux secteurs intéressés par la RA ? Un marché est-il à prévoir pour les TPE, Artisans ou professions libérales ?

Tout dépend de quoi on parle. Si il s’agit d’application pratique comme l’application “metro” sur iPhone ou bien professionnelle comme l’a fait Alstom pour une présentation à leurs actionnaires, je pense que tout le monde peut s’y intéresser car elle peut simplifier la vie en terme de visualisation de données.

Si il s’agit d’application marketing, alors je pense que ce sont plus les agences de communications et les spécialistes. L’arrivée de cette technologie sur FLASH a, de notre point de vue, changée la donne et pourrait permettre à des TPE, ou des indépendants de faire leur apparition sur le marché. C’est d’ailleurs en partie notre cas.

Y a-t-il des différences entre la RA grand public et la RA industrielle (grands groupes) ?

Les objectifs sont différents, dans le cas de la RA industrielle, on sort des problématiques grand public. La RA industrielle est plus proche du logiciel expert.

Que faire pour promouvoir et développer la RA ?

Plus d’équipement compatibles (mobiles), une amélioration des librairies existantes et bien sur utiliser les avancés de l’informatique en terme d’analyse de signaux du réel (reconnaissance de formes notamment)

Penses tu que la RA “commerciale” (chocapic, Calvin Klein, italianWine, …) sert la RA ou au contraire ne lui est pas profitable ?

De manière générale je pense que ça lui est profitable dans le sens où le grand public peut y avoir accès. Cela incite donc les entreprises et les développeurs à y investir du temps et de l’argent. L’arrivée de la publicité aide donc le développement. En revanche, il faut faire attention au dérive et à ne pas prendre les gens pour des panneaux publicitaire, il faut rechercher l’expérience ludique et immersive, qui est l’essence de cette technologie. De plus, je trouve que pour certaine, ça donne une impression d’inaccessibilité lorsqu’il faut télécharger des plug-in et faire des redémarrages. Cela engendre d’une part une certaine méfiance et d’autre part une impression de complexité, il faut recherche la simplicité d’utilisation dans ce genre de support.

Pour revenir au concept de réalité augmentée, quelle sera sa place à ton avis dans notre monde en 2030 ?

Nous croyons beaucoup aux objects connectés. Les premières applications sur smartphone ou sur carte interactive sont très encourageante. On va peut-être voir apparaître peu à peu le monde virtuel dans nos vies quotidiennes, je trouve cela assez excitant !
Elle pourrait aussi faire son apparition dans les cinémas par exemple, de la même manière qu’elle le fait actuellement sur les consoles de jeux.

Le mot pour la fin…

Je profite de cet entretient pour remercier ceux qui nous ont accompagnés dans nos recherches sur la RA mais aussi les clients et partenaires de l’agence qui ont rendu possible notre éveil sur cette technologie.
Nous sommes heureux de voir que la R.A attire de plus en plus de monde et espérons qu’elle aura une longue vie, dans laquelle nous présumons beaucoup d’évolution.
Merci aussi à vous, qui contribuez à la faire connaître et à la développer, et qui nous permettez aujourd’hui de vous y aider.

Grégory Maubon (610 Posts)

Grégory MAUBON est responsable des données au sein de HCS Pharma, startup biotech spécialisée dans le high content screening et les pathologies complexes. Il est également Tech Evangelist en Réalité Augmentée depuis 2008, où il a crée le site www.augmented-reality.fr et a co-fondé en 2010, RA’pro l’association de promotion de la réalité augmentée.
=> www.maubon.com


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