
Catégorie 1 : passer par un spécialiste
Dans cette catégorie, vous souhaitez utiliser le concept de RA (d’un point de vue marketing par exemple) pour promouvoir un produit ou un service de manière innovante mais vers un public fortement ciblé. Vous avez un produit à vendre, ou vous appartenez à une entreprise qui cherche une solution marketing actuelle ? Vous n’avez donc pas grand chose à faire excepté contacter les quelques entreprises de la liste (non exhaustive) qui apparait dans le bandeau gauche de ce blog. En apportant un cahier des charges précis, ces entreprises saurons répondre à vos besoins les plus inaccessibles en matière d’utilisation de technologies innovantes comme la réalité virtuelle, augmentée, mixte, les interface tangibles et bien d’autres !
Catégorie 2 : utiliser un moteur de RA
Vous voulez développer vous même une (ou plusieurs) application(s) de RA mais en vous appuyant sur des plateformes déjà existantes. On ne va pas réinventer la roue à chaque fois quand même ! et vous avez bien raison, mais cela ne se fera pas sans vous assoir entre la chaise et le clavier pour y passer quelques heures. Des connaissances en informatiques ne sont pas seulement demandées, mais simplement nécessaires.
Layar ?
Vous pouvez utiliser la plateforme offerte par Layar (http://www.layar.com/). Layar, c’est la contraction de Layer (couche) et de AR (augmented reality). La philosophie est de créer vos propres couches. Cette couche est tout simplement une collection de points d’intérêts géo-référencés (POI : Points of Interest). Vous avez tout le loisir de choisir les POI que vous voulez (vos restaurants préférés, les salles de musculation avec sauna, les entreprises de consulting, les lieux de tous vos voyages précédents ou de ceux que vous voudriez faire, …). Une fois cette collection de POI définie, la couche est simplement sauvegardée sur le serveur de Layar. Ainsi, depuis votre téléphone portable (iPhone, Androïd et bientôt SymbianOS) vous pouvez sélectionner votre layer et augmenter votre réalité. L’objet ici n’est pas d’expliquer comment ça marche, mais Layar permet de vous abstraire de toute la technologie permettant de positionner les POI sur les images que vous obtenez grâce au capteur vidéo de votre téléphone en utilisant les capteurs de ce dernier (GPS, accéléromètre, magnétomètre, …). Vous n’y pensez même pas, Layer s’occupe de tout. De plus, Layar vous propose aussi son propre mécanisme d’affichage des POI. Textes, logos, images 2D ou modèles 3D vous sont proposés par Layar pour afficher vos POI.
Un inconvénient, s’il en est, est que c’est une solution qui, comme tout, est basée sur une autre brique. En effet, Layar n’est disponible que si votre mobile dispose d’une connexion internet (3G, 4G, Wifi, EDGE, …). D’autre part, on a vite fait le tour de l’intérêt de ce genre d’application et on est encore en droit de se poser la question de son utilisabilité (mais ce n’est pas l’objet ici). L’avantage, et non des moindre, est que cette plateforme est gratuite, l’inconvénient s’il en est, c’est que les applications sont destinées à des cibles mobiles uniquement (téléphones portables).
Pour aller plus loin, si vous estimez que cette plateforme pourra répondre à vos besoins, vous pouvez suivre ce lien (en anglais) pour avoir les détails techniques de la création de votre propre premier layer : Lien
Nous préparons une démonstration de Layar dans les jours à venir. A suivre…
Junaio est la plateforme de création d’applications basées sur la réalité augmentée proposée par Metaio. Elle est disponible sur iPhone et Androïd, et ressemble, dans la philosophie, étrangement à Layar. La cible est donc les plateformes mobiles. La grande différence, s’il en est, c’est qu’au lieu d’appeler « layer » une collection de points d’intérêts, Junaio préfère appeler cela une « chanel ». Si vous avez compris le fonctionnement de Layar (je l’espère), vous avez alors compris celui de Junaio.
C’est GRATUIT ! Et oui, une fois n’est pas coutume, profitez du téléchargement gratuit de cette plateforme proposée par Dassault Système sur le site http://www.3dvia.com/studio/. Si le fait d’être gratuit est un peu machiavélique (car cela incite à utiliser cette plateforme pour vous fidéliser), on ne va quand même pas se plaindre de la gratuité ! Mais bon, ne nous enflammons pas, 3DVIA Studio est un super moteur 3D permettant de réaliser de magnifiques animations, de les partager sur un site communautaire, … mais pas vraiment ciblé pour faire de la RA. Rien n’est prévu pour l’instant dans cette plateforme pour offrir un cadre permettant de recaler les images d’animations avec la réalité d’un flux vidéo, d’un écran ou d’une lunette de RA. Donc, tout ceci, combiné avec un peu d’ARToolKit que DS est en train d’intégrer à leur plateforme 3DVIA Scene sera, sans nul doute, un très bon client pour faire de la RA dont l’exemple le plus connu est la boîte de céréale Nestlé :
StudierStube ?
StudierStube est un projet de réalité augmentée permettant de réaliser sa propre application. C’est une plateforme qui regroupe plusieurs logiciels (OpenTracker, OpenVideo, …) et permet d’utiliser un langage commun (XML) pour paramétrer tout cela. Ce projet est très bien documenté et s’il parait un peu déroutant au début, il devient très facile à utiliser. Il est basé sur ARToolKitPlus (la version évoluée de ARToolKit, développé pour l’occasion en C++, présenté plus bas). La limite sera votre imagination et le temps que vous aurez à y consacrer !
Catégorie 3 : Les mains dans le camboui !
La troisiemme catégorie est destinée aux plus courageux, qui veulent tout « faire » de A à Z. Tout est un bien grand mot, car la base est dans l’utilisation d’ARToolKit.
Et bien c’est la base (je ne l’ai pas déjà dit ?). Est-il vraiment utile de le présenter ? bon, rapidement, il permet à votre petit PC, en utilisant une webcam, de « détecter » ce qu’on appelle un « patern ». C’est un marqueur « fiducial », qui existe sous plusieurs formes. Le concept est globalement, par analyse d’image, de récupérer la position et l’orientation (3 paramètres à chaque fois) de ce logo dans l’image de la caméra puis d’utiliser ces paramètres pour faire coïncider la pose (position et orientation) de la caméra virtuelle (c’est en fait le point de vue qui est utilisé pour dessiner les objets virtuels) avec la pose de la caméra réelle (la webcam).















